L. Szondi


News
Szondi Institut
Articles
Szondi Vectors Descriptions
Literature
New Developments
Cahiers
Szondi's Applications
Szondi Groups
Links
Personality Developments
The Latin Section
Rorschach
Books
Phoenix-Hus









ETUDE SZONDIENNE D'UNE POPULATION BURUNDAISE.

Brigitte Herman

Dans le passé, de nombreux philosophes, sociologues, anthropologues ont tenté de cerner et de définir ce qu'ils ont successivement appelé mentalité "sauvage", "primitive" et actuellement "archaïque".

Ils ont d'abord cherché à la situer par rapport à la mentalité dite "civilisée", positionnant cette dernière au sommet de l'axe de développement, la mentalité "primitive" restant fixée au bas de l'échelle

Le philosophe Lucien LEVY BRUHL (1857-1939) va marquer un tournant décisif dans l'étude de ce concept en abandonnant la perspective comparatiste et en orientant son analyse vers une connaissance plus approfondie de cette mentalité "primitive". Parallèlement, l'approche psychologique de la personnalité africaine rencontrait la même évolution.

Dans un premier temps, les tests tentèrent de définir l'"Africain" par ce qu'il n'est pas, ne sait pas, ne peut pas, toujours en référence aux critères européens jugés universels.

Mais ce jugement de valeur qui continuait de s'inscrire dans un contexte historique, à savoir celui de la ségrégation du peuple noir, fut petit-à-petit remis en question avec le désir de comprendre le fonctionnement psychique de l'homme africain en replaçant celui-ci dans sa matrice culturelle.

De son côté, l'ethnopsychiatrie resituait dans un contexte social précis des concepts tels que maladie et souffrance psychique.

Dans une perspective interculturelle, la psychanalyse a également tenté de répondre à différentes questions telles que celles de l'universalité du Complexe d'Oedipe, les particularités de sa résolution dans ce type de société, la spécificité du Moi de l'homme africain.

Le test de Szondi, quant à lui, par l'éclairage de la dynamique pulsionnelle qu'il propose et les études sur les peuples dits "primitifs", nous a appris à resituer toute réaction vectorielle ou factorielle en fonction de sa signification culturelle.

Notre désir et notre curiosité de réaliser une double rencontre, celle de l'homme africain et de sa terre natale allait prendre forme et se concrétiser par un départ vers l'Afrique Centrale, destination: le Burundi.

La société burundaise est en pleine mutation. Ses échanges avec la culture occidentale depuis le début du siècle ont ébranlé les relations sociales. Le Burundais se heurte à de nouvelles valeurs, de nouveaux besoins, de nouvelles pensées : la société dite moderne prône l'individualisme, le dépassement de soi, tandis que la société dite traditionnelle prône le collectivisme, l'importance de rester et de se tenir à sa place. Des valeurs aussi opposées sont-elles conciliables sans que s'imposent des choix difficiles nécessitant un changement de mentalité?

En d'autres termes, le phénomène d'acculturation qui marque cette société engendre-t-il des modifications importantes dans la structure psychique de l'homme africain?

HYPOTHESES DE TRAVAIL

Afin de pouvoir apprécier le retentissement de la culture occidentale sur le fonctionnement psychique du Burundais, le passage par l'étude des caractéristiques de la personnalité africaine s'imposait.

Dans le choix d'un outil pertinent, le test de Szondi offrait différents avantages. D'une part il permettait la comparaison avec deux autres recherches axées sur une approche de cultures dites "primitives", l'une réalisée par le Docteur PERCY au Gabon vers 1950 et l'autre réalisée par J.L. BRACKELAIRE dans le Haut Mexique chez les Tarahumaras en 1980. D'autre part, par la simplicité de la consigne et la non exigence de verbalisation, il rendait la passation et l'interprétation beaucoup plus aisées que pour n'importe quel autre test de personnalité.

Ce test projectif devait nous permettre, dans un premier temps, de tenter de répondre aux questions relatives à la spécificité éventuelle d'une personnalité burundaise : autrement dit, retrouve-t-on dans le profil global szondien, le profil dit "primitif" observé dans les deux études citées précédemment?

Une homogénéité des profils quels que soient l'âge et le sexe des sujets testés est-elle à nouveau repérée ? Qu'en est-il de l'analogie entre ce profil et celui de la schizophrénie paranoïde ou celui de l'enfant en période de latence?

Dans un second temps, il allait nous servir de "guide" dans la recherche des empreintes laissées par le phénomène d'acculturation sur la structure psychique du Burundais.

MÉTHODOLOGIE

a. Critères déterminant le choix de population.

Dans une perspective comparative, nous avons tenté de rencontrer une population hétérogène quant aux critères d'âge et de sexe, suffisamment étendue pour couvrir les différentes périodes de la vie de l'enfance à la vieillesse, composée de personnes ayant un contact plus ou moins important avec la culture occidentale afin de pouvoir répondre à un autre critère déterminant quant à cette recherche: le degré d'acculturation..

b. La population testée.

Le groupe étudié se compose de 106 sujets dont 56 hommes et 50 femmes, l'âge variant de 8 à 80 ans. Certains ont été testés dans la ville même de Bujumbura (écoles, Université, Grand Séminaire, service pédagogique, personnel employé chez des européens...), d'autres dans une zone plus intermédiaire (à proximité de Bujumbura: dispensaire, centre de formation artisanale accueillant des personnes descendant de la colline ou vivant dans des quartiers plus retirés de la ville) ainsi que dans une région où le niveau de contact entre les deux cultures paraissait moindre, les moyens de communication permettant d'accéder à cet endroit étant peu développés ( province de Cankuzo ).

c. Établissement d'un score en rapport avec le degré d'acculturation.

Nous ne pouvions définir le degré d'acculturation en retenant comme seul critère le lieu de vie de la personne testée.

Nous avons dès lors relevé d'autres indices présumés révélateurs de l'importance du contact avec la culture occidentale à savoir :

- la langue courante du sujet

- son type d'organisation familiale

- le lieu où il vit

- la religion à laquelle il adhère

- son niveau de scolarité.

Dans le souci de faciliter la comparaison, les scores d'acculturation calculés ont été regroupés selon trois degrés:

Degré 0 : correspondant à un faible degré d'acculturation (score de 4-5)

Ce groupe est constitué de sujets habitant la colline, ne parlant pas français, vivant en famille élargie, peu ou pas scolarisés.

Degré 1 : correspondant à un degré moyen d'acculturation (score de 6 à 10)

Dans ce groupe, les sujets sont scolarisés, habitent à proximité d'une ville ou vivent dans la colline. Ils parlent peu le français.

Degré 2 : correspondant à un degré élevé d'acculturation (score de 11-12)

Ici, les sujets ont un haut niveau de contact avec la culture occidentale : ils sont scolarisés, vivent en ville, parlent couramment le français.

Répartition de la population testée selon les différents degrés :

- Degré 0 : 24 hommes et 11 femmes

- Degré 1 : 8 hommes et 17 femmes

- Degré 2 : 24 hommes et 22 femmes

d. Difficultés rencontrées.

La première prise de contact avec la population ne fut guère aisée.

Devant notre demande d'échange et de participation au test, nous nous heurtions à une barrière difficile à franchir : la méfiance relationnelle, l'hypercontrôle et la perplexité face à ce test sollicitant une démarche inconnue relative à des images et des émotions..

Si le choix des photos se réalisait assez facilement lorsqu'il s'agissait de sympathie, il devenait insoutenable lorsqu'il était question d'antipathie: pour le Burundais, exprimer un sentiment négatif à l'égard d'autrui est particulièrement insécurisant et dangereux. L'habitude est de ne rien dire, de se contrôler, afin de maintenir la cohésion et le bon déroulement des relations.

La langue utilisée couramment, à savoir le "Kirundi", constituait également un frein important : la traduction nécessitait l'intervention d'un interprète qui n'était pas toujours fiable (il lui arrivait de hâter les réponses, de souffler les "bonnes" réponses ou encore d'omettre de transmettre certaines remarques du sujet jugées inopportunes).

Un aménagement de cette rencontre devenait donc indispensable afin d'instaurer un climat de confiance et d'apaisement.

Le cadre de la rencontre nécessitait également des aménagements: familier mais non intrusif. C'est ainsi qu'une école, un dispensaire, une mission, un chantier furent les bienvenus.

Pour un échange plus sécurisant encore, nous avons dû requérir chaque fois l'intervention d'un médiateur connu et surtout investi d'un certain pouvoir lui conférant l'entière responsabilité des possibles conséquences dangereuses qu' une participation active à ce test risquait d'engendrer , tant il est vrai que la pensée magique reste toujours très prégnante dans toute la société burundaise.

Les Directeurs d'école, l'infirmière, le Père de la Mission, le Chef du chantier, ... furent les intermédiaires rassurants choisis.

Enfin, l'aménagement de la relation se nuançait selon l'âge, le sexe et le lieu de vie de la personne rencontrée.

Avec l'enfant, elle revêtait une forme toute différente selon son origine rurale ou urbaine. Dans la colline, le jeune est habitué au silence, à "avoir la honte" devant l'adulte, initié qu'il est précocement à dépister l'hostilité chez l'autre; une méfiance presqu'invalidante surgissait nécessitant le maintien d'une distance importante. En milieu urbain, par contre, l'enfant se montrait beaucoup plus à l'aise, plus assuré, osant répondre aux questions.

Dans le cas de l'homme, l'approche se devait d'être teintée de respect et de gratitude:"Moi en tant que femme, je me sens la nécessité de vous honorer, vous qui maintenez votre regard sur moi".

Avec la femme, la prise de contact passait toujours par le bébé au sein ou sur le dos. Un regard, une attention adressée au petit permettait de rompre le climat de méfiance.

Quant à la rencontre avec la personne âgée, elle prenait une toute autre coloration, impliquant une dynamique relationnelle basée essentiellement sur la réciprocité de l'échange. Je me devais d'honorer ma dette en offrant quelque chose.

PRÉSENTATION DES RÉSULTATS

Nous allons examiner les différents profils de façon globale d'abord, selon les critères d'âge, de sexe et le degré d'acculturation ensuite.

a. Profil global.

Le profil szondien le plus fréquemment obtenu parmi les 106 sujets Burundais est le suivant :

h s e hy k p d m
+! >+ - += 0>>+ -! + -!

Nous retrouvons les tensions principales observées dans les deux études réalisées au Gabon et dans le Haut Mexique, à savoir h+!, p-!, m-!.

Par ailleurs, l'analogie entre le profil "primitif" et celui de la schizophrénie paranoïde :

S + - P + - Sch 0 - C + -

établie par SZONDI, peut être retenue. La similitude dans les vecteurs C et Sch ainsi que le h+! en sont les principaux indices.

Cependant, la quasi absence de e+ dans notre étude marque une différence importante entre le profil schizophrénique et le profil du Burundais: une faible intériorisation du Surmoi chez ce dernier contraste avec le Surmoi imposant du schizophrène paranoïdefn 1. D'autre part, la réaction hy+ relativement fréquente chez le Burundais le différencie aussi sur ce point du paranoïde.

b. Profil selon l'âge.

Quel que soit l'âge du sujet testé, le profil szondien reste quasi identique. Il s'apparente, sous certains aspects, au profil szondien de l'enfant en période de latence observé dans de notre culture (Mélon):
h s e hy k p d m
+! +! >>+ - - 0 +(0) -(!)

La similitude est quasi parfaite en ce qui concerne nos sujets pour la période de 8 à 12 ans (h+! s+, hy-, p - k - et l'accentuation en m- sont dominants), ce qui tendrait à montrer que quelle que soit la culture, tous les enfants en période de latence - pour autant que celle-ci se déroule normalement - sont pareils quant à leur structure pulsionnelle.

Autrement dit, si la question de l'universalité du complexe d'Oedipe reste une question en suspens, l'universalité de la période de latence ne ferait pas de doute.

Nous observons une grande constance des positions vectorielles d+m-, ko p- et h+! dans toutes les classes d'âge jusqu'au moment où le sujet entre dans le grand âge. C'est seulement à partir de l'âge de 50 ans environ que les sujets commencent à montrer des signes qui, dans la culture occidentale, sont considérés comme caractéristiques d'un processus d'individualisation: h - e + p +. Le nombre de sujets âgés de plus de 50 ans étant peu élevé (12) nous ne pouvons considérer ce groupe comme représentatif de la population âgée burundaise. Néanmoins, les différences observées nous sont apparues très intéressantes à analyser.

Voyons donc plus en détail le profil de la personne âgée au travers des différents vecteurs.

A. Vecteur du contact

La dominante d+ m- disparaît pour laisser place à différentes variantes. La tendance d+ diminue nettement et fait place à une variation de tendances: do,d+,d- avec à l'arrière-plan une nette présence de d-. C'est le seul groupe où on trouve d-! et d-!!.

Si la tendance m- est toujours majoritaire ( 36%), elle n'est pas plus fréquente que m 0 (35%).

B. Vecteur Sexuel

Nous observons une diminution de l'accentuation en h+ ainsi que l'apparition de h-.

La tendance s- augmente progressivement pour devenir, à partir de 50 ans, supérieure à s+ (60% contre 15%).

C. Vecteur Paroxysmal

Le fait le plus remarquable est l'apparition de la réaction e+ qui dépasse légèrement e -

( 32% contre 25%) alors que dans tous les autres groupes, e - est nettement majoritaire.

La réaction hy+ tend également à s'élever en fréquence ( 34%) et à l'emporter nettement sur hy - (20%), alors que dans tous les autres groupes, hy- et hy+ sont à égalité, avec une nette prédominance de hy- chez les enfants en dessous de 12 ans et dans la tranche d'âge des 30-50.

D. Vecteur Sch

La particularité la plus intéressante de cette période de l'âge avancé est l'apparition nette de p+ associé à différentes tendances dans le facteur complémentaire: ko (32%), k± (27%) avec une nette diminution du k- (12 %).

Hypothèses interprétatives

Tout semble se passer comme s'il n'existait que deux périodes dans la vie du Burundais: l'enfance et l'âge adulte.Dès qu'il se sépare du sein maternel, l'enfant quitte le monde de la mère pour entrer sans transition dans le monde des adultes.

Franchir ce seuil implique de devenir indépendant, pouvoir survivre et se suffire à soi-même sans besoin de personne, en ne comptant que sur ses propres forces.

D'autre part, c'est aussi prendre sa place dans une fratrie qui va permettre de multiples identifications, ne pas s'accrocher à un seul objet mais au contraire, pouvoir passer d'une relation à l'autre sans trop d'implication émotionnelle (do m-,d+m-). L'important est de prendre une place et de la garder, c'est-à-dire rester à sa place, ne jamais affronter les autres, ne jamais les dépasser, ne pas s'individualiser mais faire partie d'un tout. La moindre démarche dans le sens de l'individualisation risquerait d'ébranler le groupe et de raviver chez le sujet la crainte du rejet vécu comme l'équivalent d'une castration.

Etre adulte, c'est occuper dans la relation duelle à l'autre (Vecteur S) une position d'humble soumission où l'important est d'être reconnu par les semblables, regardé, admiré par eux (h+! s-) et par conséquent d'être aimé pour ces raisons précises.

Cette position resterait donc quasi identique tout au long de la vie, mais lorsque vient le moment du "pas vers la mort", un nouveau passage, une nouvelle étape semble pouvoir ou devoir être franchie, celle de l'accession à l'individualisation.

Le sujet peut à ce moment devenir un être à part entière; référence pour le groupe, source de savoir, détenteur de l'histoire de la famille, représentant attitré des ancêtres, il peut désormais s'identifier à eux et accéder à une parole "pleine" (p+) et à ce que René DEVISCH appelle 'super-vision'. Il tend à s'approprier la loi avec les responsabilités qu'elle entraîne (e+) cependant que cette propension à légiférer s'accompagne d'un besoin de se "faire valoir" (Geltungsdrang) et de se "donner en spectacle" (Sich-zur-Schau-stellen), ce qui se reflète très bien dans l'impression de grande assurance tranquille mais imposante que nous ont donnée les personnes âgées. Il semble que l'accès à cette respectabilité que nous qualifierions volontiers de narcissique secondaire, diminue fortement le besoin narcissique plus primaire (h+), fait même surgir la position altruiste (h-) et s'accompagne de l'abandon de la position d+ pour affermir la position "conservatrice" d -, ce qui paraît logique, le vieillard étant par excellence celui qui maintient la tradition et qui est spécialement désigné pour la perpétuer. Qu'il y adhère fortement lui-même n'est donc pas pour étonner.

c. Profil selon le sexe.

Contre toute attente, la différence sexuelle bien marquée dans les différentes tâches et rôles sociaux ne trouve pas de reflet dans la grande homogénéité des profils szondiens.

Nous n'observons pas de différence significative dans les vecteurs C et S.

Quel que soit le sexe envisagé, le vecteur Sch présente la position dominante k0 p-.

Seule la position vectorielle k-p- est plus fréquente chez l'homme tandis que la position k+p- reste plus courante chez la femme.

d. Profil selon le degré d'acculturation.

Après avoir réparti la population observée selon les trois degrés d'acculturation définis précédemment, des différences intergroupales significatives sont apparues selon la plus ou moins grande proximité des sujets avec la culture occidentale .

Nous allons tout d'abord observer les réactions vectorielles apparaissant dans les 4 vecteurs en fonction des trois niveaux d'acculturation.

A. Vecteur du Contact

Degré 0: la tendance m- domine mais c'est pour ce degré que la tendance mo est la plus élevée par rapport aux deux autres groupes. Les tendances d+ et do dominent dans ce groupe.

Degré 1: la tendance m- domine également mais la tendance m± est la plus élevée des trois groupes. Les tendances d+ et do dominent également.

Degré 2: la tendance m- domine mais surtout,c'est dans ce groupe d'acculturation élevée que la tendance m- est la plus accentuée (m-!). C'est également dans ce groupe que la tendance m+ - quoique ne dépassant pas 13% - est la plus élevée pour les trois degrés d'acculturation (m+ est également davantage présent à l' arrière- plan : 25%, soit deux fois plus que dans les deux autres groupes).

Comme pour les deux autres degrés d'acculturation, les tendances d+ et do dominent.

B. Vecteur Sexuel

Degré 0 : la tendance h+! domine. Les tendances ho et h± y sont les plus élevées des trois groupes d'acculturation. La tendance h- peu présente de manière globale y est la plus élevée des trois groupes. Elle caractérise significativement les sujets âgés. Les tendances s+, so et s- sont uniformément réparties.

Degré 1: La tendance h+! domine également. Nous observons une faible présence de h-. Les tendances so et s- dominent et la tendance conflictuelle s± y est la plus élevée des trois groupes.

Degré 2: la tendance h+ domine comme dans les deux autres degrés d'acculturation, mais à nouveau, c'est dans ce groupe que les tensions sont les plus importantes (h+!). L'absence totale de la tendance h- apparaît également intéressante à souligner. La tendance s+ est dominante par rapport à la tendance s- avec toutefois une réaction vectorielle h+! s+ plus marquée chez l'homme.

C. Vecteur Paroxysmal

Degré 0: La tendance e- domine suivie par la tendance eo. Les tendances hy+ et hy- sont aussi présentes l'une que l'autre.

Degré 1: Les tendances e- et e± apparaissent toutes deux de manière dominante. Les tendances hyo et hy+ sont les plus fréquentes.

Degré 2: La tendance e- domine nettement avec certaines exacerbations (e-!). La tendance hy- domine le tableau.

D. Vecteur du Moi

Degré 0: La tendance ko domine suivie par k+. La tendance p- est importante mais sans accentuation. La tendance p+ est présente et assez élevée à l'arrière-plan . Elle caractérise les sujets âgés.

Degré 1: La tendance ko domine suivie par k+. La tendance p- domine et est assez tendue (p-!). La tendance p+ est la plus élevée des trois groupes (la plupart des personnes âgées testées font partie de ce groupe).

Degré 2: La tendance ko domine nettement, suivie par la tendance k-. Comme dans le degré 1, l'accentuation en p- est assez importante. La tendance p+ est la moins élevée des trois groupes, la tendance p- la plus élevée.

Nous allons maintenant tenter de cerner les éléments qui se dégagent de façon plus générale et synthétique dans la dynamique pulsionnelle selon les différents degrés d'acculturation.

1.Degré 0

La caractéristique principale des sujets les moins acculturés est la prégnance de la pensée imaginaire (k+) et de la toute puissance magique introjectée (k+p-). L'absence ou la faible scolarisation de ces sujets semble fermer l'accès à une approche plus rationnelle du monde, renforçant le recours à une pensée magique, plus traditionnelle (la médecine traditionnelle, par exemple, reste la seule référence dans la colline).

Ces sujets semblent en recherche constante d'un contact varié ou nouveau, avec un fort besoin de changement, une faible aptitude à s'attacher longtemps, à fixer l' attention, à se tenir à un travail (d+m-).

"L'observation du "va-et-vient", du mouvement le long des pistes, nous fait bien ressentir cette position par rapport au monde... où vont-ils? que cherchent-ils?... tout ce petit monde déambule du matin au soir...les gens s'arrêtent, échangent quelques mots, s'asseyent le long de la route et observent les autres marcheurs... chaque jour, ces déambulations reprennent".

Ces images laissent l' impression très forte d'une autre conception du temps: tout semble vécu dans l'immédiateté, sans idée de prévision , d'avenir, de lendemain.

2. Degré 1

Une position conflictuelle apparaît, marquée par l'ambivalence, porteuse d'une trace dépressive que nous sommes tentée d'assimiler à un processus de deuil.

Nous portons surtout notre attention sur le désinvestissement de l'objet ancien vis-à-vis duquel le sujet développe un attachement ambivalent (m±). L'affect dépressif apparaît, dit Szondi, non pas lorsque le sujet réalise la perte de l'objet mais lorsqu'il envisage de remplacer l'objet ancien par un autre ( d+ m± ); dès lors la relation à l'ancien monde, devenue ambivalente, est aussi devenue une relation malheureuse (m±).

Le sujet ayant un degré 1 d'acculturation n'est-il pas sur le point de renoncer à ses valeurs anciennes pour opter en faveur de nouvelles? Mais le "dénigrement" de son monde habituel n'apporte que souffrance: l' ambivalence à l'égard de l'ancien monde, source d'une sécurité de base qu'il ne retrouvera pas dans le monde nouveau, nous apparaît comme le principal facteur du sentiment de malheur qu'on trouve dans cette catégorie de population intermédiaire du point de vue du degré d'acculturation.

D'autre part, la société dite moderne n'est attractive que sous l'angle de la richesse et du confort matériel le plus tangible (k- et d+) , ce qui renforce la tendance à "partir" (m-!) chez ceux qui sont bien décidés à opter pour le nouveau monde.

3. Degré 2

Dans ce groupe de niveau d'acculturation élevé, une tension surgit dans tous les vecteurs: la frustration amoureuse est intense ( h+!), la révolte, la rage sont particulièrement exacerbés (e-!), la projection est intensifiée (p-!), le désir de s'affranchir des liens anciens est devenu prioritaire (m-!).

La surcharge pulsionnelle qui apparaît massivement dans ce groupe laisse supposer un malaise important voire un déséquilibre inquiétant.

Nous assistons d'une part à un abandon progressif de la pensée imaginaire ou magique au bénéfice d' une pensée plus rationnelle (k-). Le sujet très acculturé tend à investir énormément la "réalité". Cet intérêt pour le concret se retrouve dans l'importance accordée aux choses matérielles, l'envie d'accumuler de l'argent, des objets de valeur sonnante et trébuchante plutôt qu'affective ou sentimentale (d+). La réalité prend le pas sur l'imaginaire (k-) en même temps que se développe la pensée conformiste (k-p-). Or, si se conformer, s'adapter ou se "convertir" à la "réalité" - telle qu'elle est représentée par les vitrines de l'american way of life - en se détournant des croyances magico-animistes devient un objectif majeur, l'émergence d'un idéal de responsabilité (e+) et d'accomplissement personnel (p+) n'apparaît pas pour autant.

Au contraire, à mesure que le sujet s'éloigne de sa culture traditionnelle, le désir d'individua(lisa)tion ne peut s'affirmer car la menace du rejet par le groupe demeure et est même intensifiée. La crainte est très puissante de perdre sa cohésion mentale ou spirituelle et la confiance des pairs car la menace d'exclusion se fait violemment sentir vis-à-vis de quiconque tendrait à se marginaliser autrement qu'en investissant les formes traditionnelles de la parade.

La défense du sujet très acculturé va dès lors se traduire essentiellement par une intensification de la projection, situant plus que jamais la responsabilité de tout désir et de tout danger en dehors de lui-même (p-!). La peur de l'autre, du voisin, du frère, a remplacé la peur des esprits.

Pour conclure cette approche, une étude comparative relevant la fréquence des différentes réactions vectorielles et des tensions factorielles observées et rassemblées par Mélon parmi neuf populations différentes nous est apparue comme une source d'informations intéressantes. Nous renvoyons aux différents tableaux présentés en annexe.

Une véritable inversion apparaît entre les profils des populations amérindiennes et africaines d'une part, et les populations européennes d'autre part (Szondi, Soto, Pochet ), tout spécialement la population plus névrotique (Mélon) ou assimilée à celle-ci du fait d'une atteinte à l'intégrité corporelle avec la conséquence présumée d'un processus régressif (Romus).

En effet, les tensions s'observent en p - pour les premières et en p + pour les secondes. De même dans le contact, la position vectorielle d+m- ainsi que le tension en m- s'opposent à la position vectorielle d-m+ à une tension en m+ pour les populations européennes.

Ces résultats reflètent une opposition entre le type d'individu façonné par la société occidentale et celui attendu par la société traditionnelle.

La société européenne tendrait à façonner un type d'homme appelé à réaliser un idéal personnel (p+), requis de se singulariser, de donner un sens à sa vie et de s'en justifier, de se dépasser et de porter la responsabilité de ce qui lui arrive et de ce qu'il fait (e+) tout en adhérant étroitement à un mode de pensée réaliste et rationnel auquel son comportement doit être adapté (k -), mais, par ailleurs, cet individu présumé libre, autonome et indépendant reste ou redevient par certains côtés extrêmement infantile, infiniment accroché à l'autre dans le contact, très insécurisé, régressif, et très dépendant, dans l'inconscient, d'une imago maternelle archaïque toute puissante qui le rend extrêmement sensible et vulnérable sur le terrain de la dépressivité. Autrement dit, chez l'occidental, en contrepartie des sacrifices imposés par sa culture, le seuil de tolérance à la frustration serait, pour la majorité de la population, fortement abaissé. Par contre, la société traditionnelle tend à exiger de l'homme qu'il ne s'individualise pas, qu'il se conforme à ce que le groupe attend de lui, qu'il occupe sa place et qu'il y reste. En contrepartie de cette totale allégeance au groupe social, un tel sujet est très indépendant du point de vue du contact où il occupe une position plus "maniaque", ce qui lui permet de changer et varier très facilement ses investissements, développant par là une grande résistance aux frustrations imposées par l'environnement.

CONCLUSIONS.

Pour mieux comprendre la dynamique pulsionnelle du Burundais, il convient avant tout de prendre en considération le type de relation mère-enfant caractéristique de cette société. L'enfant vit d'abord en parfaite harmonie avec sa mère dans un corps-à-corps étroit et très intense. Le sevrage, qui a lieu vers la fin de la deuxième année en moyenne, vient marquer une rupture douloureuse d'avec le sein maternel totalement sécurisant et non frustrant. A partir de ce moment qui se situe tôt dans la vie - donc bien avant le temps de la puberté et des rites de passage -, la société lui demande de quitter le monde de l'enfance pour celui, sinon encore des adultes, du moins des aînés où il va devoir se montrer indépendant, capable de se débrouiller seul, affrontant les dangers multiples qui ne vont pas manquer de l'assaillir.

Ce sont les frères, les cousins, la famille élargie qui vont amener l'enfant à prendre cette nouvelle place.

A aucun moment, nous n'observons chez l'adulte Burundais, le désir régressif de retrouver l'objet maternel, désir typique de nos sociétés occidentales (absence de m+ chez les "primitifs").

D'une part, la régression à cette relation première est inconcevable car elle symboliserait une position de non-sujet, qui ne pourrait être vécue que de manière angoissante: "Le retour au sein est une grave injure". Dans la régression, le sujet, parce qu'il retomberait ainsi en enfance, perdrait complètement son identité.

D'autre part, le groupe constitue un véritable ersatz du sein maternel, dans lequel le sujet trouve le sentiment de sa sécurité. Sa préoccupation majeure ne sera jamais de retrouver l'ambiance maternelle primaire mais bien d'éviter de perdre sa place au sein du groupe .

Le désir de retrouver l'objet maternel ne pouvant se concevoir dans les voies anaclitiques, il va s'orienter dans des voies narcissiques. Le désir d'être le bel objet aimé, admiré, désiré, est fortement exacerbé. L'homme est conduit à trouver la satisfaction de son désir sexuel-narcissique dans la compétition érotique avec ses pairs. Le désir prend dès lors une tournure nécessairement "homosexuelle" (h+! s -).

La femme, quant à elle, comble le même désir à travers ses nombreuses maternités, perpétuant ainsi de manière répétitive des échanges amoureux intenses entre elle et ses bébés successifs.

Dans cette perspective, si l'Oedipe, point charnière du développement psychogénétique de l'homme, peut être considéré de façon indéniable comme universel, sa résolution dans la culture africaine prend une toute autre direction que celle qu'on observe dans la culture occidentale.

En Afrique, l'image du père en tant que législateur et rival tend à se confondre avec l'image de l'Ancêtre déjà mort et donc inattaquable. L'agressivité "caïnesque" se trouve dès lors le plus souvent déplacée sur les frères que le fils constitue volontiers en rivaux.

Cependant, cette opposition conflictuelle ne peut pas être exprimée ouvertement car elle risque d'éveiller la menace de rejet et d'abandon par le groupe, menace qui est vécue comme une véritable castration.

L'individu qui ne peut supporter ses affects contradictoires est enclin à projeter hors de lui sa partie violente intolérable qui lui reviendra du dehors sous forme persécutrice. Cette projection de la faute à l'extérieur est le mécanisme de défense le plus important et le plus habituel, toujours en passe d'être réactivé, ce qui suffit à expliquer qu'aucun Surmoi, au sens où nous l'entendons, n'a tendance à se mettre en place. Le sujet est toutefois loin de mettre en acte ses affects agressifs et meurtriers . Ce qui joue le rôle de mécanisme compensateur d'une culpabilité névrotique ici absente, est l'adoption de la position de soumission passive où il est impératif de "rester à sa place" dans la hiérarchie des frères , sans être tenté de dépasser l'autre.

Le déplacement de la rivalité paternelle sur la rivalité fraternelle s'installe aisément vu l'intervention précoce et capitale de la fratrie dans la dynamique pulsionnelle du Burundais.

Très tôt, la relation aux frères éclipse les parents et devient source de relations variées, creuset d'identifications multiples.

Le processus de socialisation se construisant dans un contexte collectif, la diversité des relations engendre l'édification d'un Moi flexible où la perte d'objet est facilement annulée par le déplacement du désir d'un objet à un autre.

Dans un tel cadre, pour l'homme africain, la question de l'être se pose de manière tout-à-fait différente que pour l'occidental dans le sens notamment où l'idée de destin personnel n'apparaît pas du tout.

Le sens de sa vie est donné au sujet par la tradition, il reçoit une identité de groupe et s'il veut s'individualiser, il se marginalisera de manière presque inévitablement péjorative. Il fait partie d'un groupe et ne vit que par lui et pour lui.

L'Idéal du Moi est collectif, projeté sur l'Ancêtre qui est investi d'une toute puissance illimitée à laquelle le sujet participe idéalement.

Mais, et c'est ce que le test de Szondi révèle et qui apparaît comme une de nos découvertes la plus importante à nos yeux, si l'homme doit avant tout "être adulte" et se conformer aux exigences du groupe, lorsqu'il atteint l'âge de la sagesse, c'est-à-dire lorsqu'il est dans la proximité du monde des Ancêtres, alors il peut parler en son propre nom et regarder l'autre en face et de haut. Devenu référence du groupe, il incarne la Loi.

La compréhension de cette dynamique pulsionnelle du Burundais nous laisse imaginer le véritable choc que constitue la rencontre entre cette société traditionnelle et la société occidentale, choc brutal entre deux cultures porteuses de valeurs tellement opposées: individualisme, dépassement de soi et des autres, idéal personnel, en contraste absolu avec le Culte des Ancêtres, la soumission aux aînés , l'adhésion inconditionnelle aux valeurs véhiculées par l'idéal collectif.

L'étude du processus d'acculturation laisse entrevoir les difficultés que soulève l'adhésion de l'homme Burundais à ces conceptions nouvelles. L'homme tenté par l'acculturation se voit contraint d'abandonner sa toute puissance participative pour se conformer à une réalité nouvelle qui lui impose de refouler durement sa subjectivité. Son identité ancienne est tellement contestée qu'elle saurait difficilement survivre à une confrontation aussi radicale. Les événements témoignent malheureusement chaque jour de l'implosion catastrophique des cultures traditionnelles même si, comme nous le montre l'article de René DEVISCH dans ce numéro, la résistance au changement est beaucoup plus farouche et organisée qu'on ne croit généralement.

Ce passage est générateur de déchirement, de souffrance et sans doute aussi de déséquilibre. Partagé entre l'ancien monde qui lui offrait la sécurité tant spirituelle que matérielle du groupe, et le monde nouveau fascinant par sa promesse de confort matériel, l'homme Burundais glisse vers une position dépressive qui évoque l'amorçage d'un processus de deuil.

Dans une phase plus avancée du processus d'acculturation, nous ne rencontrons pas un sujet qui aurait opté pour les valeurs de la société dite moderne.

Au contraire, l'exacerbation des défenses projectives et de la régression narcissique laissent deviner un malaise important. C'est l'autre révélation de notre recherche. Si la première, qui mettait en lumière l'assomption du vieillard, était plutôt réjouissante, la deuxième est affligeante et grosse d'évolutions funestes.

L'éclairage apporté par notre recherche quant aux déséquilibres et à la souffrance que suscite le phénomène d'acculturation nous amène à nous interroger sur les difficultés des populations africaines à intégrer des valeurs d'un société occidentale dont l'idéologie est aux antipodes de la leur. L'avenir psychique des sujets bousculés par notre culture est pour le moins problématique. Le nôtre aussi d'ailleurs, mais pour d'autres raisons.

Une dernière remarque nous apparaît nécessaire concernant le concept de "folie". Cette notion ne prend véritablement le sens d'une déviance que par rapport aux réponses normatives apportées par une culture.

En effet, aux yeux de l'Européen, le profil szondien Burundais pourrait paraître délirant voire criminel, au sens où nous retrouvons, sous certains angles, des analogies entre celui-ci et le profil classique de la schizophrénie paranoïde dans sa forme persécutrice, et du "Caïn" épileptoïde ( e- p- m- ). Aux yeux du Burundais, notre "folie" se situe à l'autre extrême, dans cet individualisme forcené qui nous a fait perdre la notion même de "participation" et nous oblige à considérer notre "folie" propre à partir du pôle "mégalomaniaque" de la schizophrénie.

Dans son "Lehrbuch", page 152, SZONDI, à propos de la position Sch 0 -, écrivait:

" Notre civilisation est devenue absolument incapable d'apporter aucune espèce d' objet substitutif aux fins de satisfaire les exigences participatives ( Partizipationsanspruch ) de ses membres. Nous voyons dans cette carence des possibilités participatives le mal cancérigène des temps présents" ( Wir sehen in diesem Mangel an Partizipationsmöglichkeiten das Krebsübel der Gegenwart ). SZONDI partageait incontestablement l'avis d'André MALRAUX :

"Le XXIème siècle sera religieux ou il ne sera pas".

BIBLIOGRAPHIE.

FREUD S . (1912) " Totem et Tabou", Paris, Petite bibliothèque Payot.

FREUD S. (1921) " Psychanalyse des foules et analyse de Moi", Paris,Petite bibliothèque Payot.

GUERINEL et GRAVIASSY : "Expérience africaine de dynamique degroupe", Psychopathologie africaine, 1966, II, 1 p. 77 à 107.

HERMAN B.: "Approche szondienne d'une population burundaise", Mémoire de licence en Psychologie, Université de Liège, 1991.

MELON J.,STASSART M. et HERMAN B.: "Le Szondi des "primitifs ", Szondiana, Zurich, 12, 1, pp. 64-69, 1992.

MELON J. : " Le point de vue szondien sur la période de latence", Feuillets psychiatriques de Liège, 13/2, pages 140à 159, 1980.

MOHIA N.: " La bouffée délirante dans la Société Kabyle. Pour une psychanalyse de l'acculturation", Cahiers de sociologie économique et culturelle, tome 2, 1989.

NDIMURUKUNDO. : "Le rôle de la fratrie dans l'organisation de la personnalité du jeune Burundais", Revue de l'Université du Burundi, Série sciences humaines, n°1, 3ème trimestre, 1978-1979.

ORTIGUES M.C. et Ed : "Oedipe africain". Paris, 10-18 , 1973.

PARIN et MORGENTHALER : "Considérations psychanalytiques sur le Moi de groupe".Psychopathologie africaine 1967, III, 2, p 195 à 206, 1967

ZEMPLENI. : "Anciens et nouveaux usages sociaux de la maladie en Afrique". Archives des Sciences sociales des religions, 54/1, 1982.

ZEMPLENI.: "Deux conceptions religieuses de la souffrance psychique". Psychologie médicale, tome 20, avril 1988.

ANNEXES ( pages 98 et 99)

1.Szondi L. 1000 Hongrois normaux de Budapest (1935-39).

2.Soto-Yarritu F. 750 Navarrais normaux (1952).

3.Romus Marianne. Liège. 76 femmes opérées d'un cancer du sein et présumées guéries (1987-1991).

4.Mélon J. Liège. 111 sujets en psychothérapie analytique (1978-87).

5.Herman Brigitte. 106 sujets normaux du Burundi (1991)

6.Jean-Luc Brackelaire. 68 Tarahumaras normaux (1982)

1. Pochet Anne. 200 Italiens présumés normaux de la région de Padoue (1992).

2.Romus Marianne. Liège. 76 femmes opérées d'un cancer du sein et présumées guéries (1987-1991).

3.Mélon Jean. Liège. 111 sujets en psychothérapie analytique (1978-1987).

4.Percy, cité par Szondi . Cent sujets gabonais vivant dans leur milieu traditionnel (vers 1950).

5.Herman Brigitte. 106 noirs présumés normaux du Burundi (1991).

6.Brackelaire Jean-Luc. 68 Tarahumaras normaux (1982).

1.Szondi L. 1000 Hongrois normaux de Budapest (1935-39). 2.Soto-Yarritu F. 750 Navarrais normaux (1952).

3.Herman Brigitte.106 Burundais normaux (1991). 4.Balsacq Thérèse.30 enfants liégeois de 9-10 ans (1977)

5.Delrée Yvette. 30 adolescents liégeois de 16 ans (1977). 6. Brackelaire Jean Luc. 67 Tarahumaras normaux (1982).


Footnotes

1. S.DERI. Introduction au test de Szondi. Bruxelles, De Boeck, 1991, pp. 94-95.


© 1996-2001 Leo Berlips, JP Berlips & Jens Berlips, Slavick Shibayev